Redéfinir le rapport enseignant – apprenant

Il y a traditionnellement un lien hiérarchique entre enseignant et apprenant. Dans l’enseignement traditionnel, l’enseignant détient le savoir, c’est lui qui décide de la marche à suivre, il dit à l’élève ce qu’il doit apprendre et comment l’apprendre. Celui-ci, ignorant ce qui lui convient, n’aurait qu’à s’exécuter pour accéder au savoir ou acquérir des compétences données.

Aujourd’hui, on sait que ce rapport est obsolète et qu’il est la cause de bon nombre d’échecs dans toutes les matières scolaires et même extrascolaires d’ailleurs.

Enseignant et apprenant ne doivent pas être dans un rapport de supériorité et d’infériorité, mais sur un pied d’égalité. 

Si nous faisons abstraction de tout contexte scolaire, un apprenant c’est un individu qui souhaite acquérir des compétences dans un domaine dans lequel il n’est pas expert. Il peut donc choisir pour parvenir à ses fins de chercher à un moment donné une personne qui, elle, est experte de ce domaine et pourra lui en faciliter l’accès de part son expérience.

A mon sens, si l’on met de côté le titre d’enseignant ou de professeur obtenu à la suite d’un concours ou de l’obtention d’un diplôme et si l’on se détache de tout contexte institutionnel, ce sont avant tout les apprenants qui ont le pouvoir d’attribuer à quelqu’un le rôle d’enseignant. Si tout le monde était libre d’apprendre ce qu’il souhaite, quand il le souhaite, comme il le souhaite et avec qui il le souhaite, nous verrions certainement de nombreux « enseignants » au chômage.

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Pour que le rapport enseignant – apprenant ne soit pas biaisé, il est indispensable qu’un apprenant ait décidé de lui-même d’endosser ce rôle et qu’il soit dans une démarche volontaire et libre. Dès lors qu’il y a une obligation d’apprendre, un rapport hiérarchique se crée qui ne va pas être bénéfique pour l’apprentissage.

L’enseignant ne devrait pas imposer ni juger, mais aider l’apprenant à atteindre son objectif en respectant ses choix et en ayant la conviction que ce dernier sait ce qui est bon pour lui.

Ce rapport s’applique bien sûr à tous les domaines d’apprentissage et à tous les âges de la vie.

Dès le plus jeune âge, l’autonomie est une des clés de l’apprentissage. Vouloir imposer un savoir, une compétence ou une façon d’acquérir ce savoir ou cette compétence est voué à l’échec. 

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